Deux doctorants de Centrale Lyon à la finale de Ma Thèse en 180 secondes

Formation, Recherche
Publié le 18 Mar. 2026
Jeudi 12 mars, Claudia Schiavini et Romain Borgna ont représenté Centrale Lyon à la 13e finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes. Devant 500 personnes, ils ont présenté leurs travaux de recherche en trois minutes chrono. Derrière l'exercice, deux façons bien différentes de vivre la recherche.

Claudia Schiavini : de la soufflerie à la scène

Quand des bâtiments en LEGO font avancer la science

Claudia Schiavini, docteure diplômée de Centrale Lyon, en cotutelle avec le Politecnico di Torino (Italie)

La thèse de Claudia porte sur la dispersion des polluants dans l'air autour des sites industriels. Concrètement : après un rejet accidentel, comment les bâtiments et les obstacles modifient-ils la façon dont les polluants se propagent dans l'atmosphère ?

Pour répondre à cette question, elle a travaillé en soufflerie, avec des maquettes reproduisant la géométrie des sites étudiés. Certains bâtiments ont même été construits en LEGO. Elle a également utilisé des simulations numériques pour modéliser ces phénomènes.

Sa thèse a été menée en cotutelle entre le LMFA de Centrale Lyon et le Politecnico di Torino, sous la direction de Pietro Salizzoni et Lionel Soulhac. Aujourd'hui docteure, elle finalise un article et cherche à poursuivre en recherche.

MT180, ou comment boucler la boucle

Claudia a découvert le concours au tout début de ses études. C'est en partie ce qui l'a conduite vers la thèse.

C'est en partie ce qui m'a aidée à me projeter dans une thèse. Donc participer, c'est un peu comme boucler la boucle.

Ce qui l'anime dans la recherche : « c'est super satisfaisant quand on trouve enfin quelque chose », après des semaines, parfois des mois, où les résultats tardent.

Romain Borgna : une thèse pour tester, l'enseignement pour la suite

La technologie RFID, au coeur de sa recherche

Romain Borgna, doctorant au Laboratoire Ampère de Centrale Lyon

Romain travaille sur la technologie RFID impulsionnelle, au Laboratoire Ampère de Centrale Lyon, sous la direction d'Arnaud Bréard. En termes simples : comment identifier des objets à distance grâce aux ondes radio, en allant plus loin et plus fiablement qu'aujourd'hui.
En troisième année, il approche de la rédaction de sa thèse.

Un parcours qui parle aux étudiants qui hésitent

Romain a choisi le doctorat pour tester son goût pour la recherche. Verdict, assumé sans détour :

J'aime bien transmettre la connaissance, c'est très personnel, mais pas le chercher.

Il prépare l'agrégation de physique-chimie à l'issue de sa thèse. MT180 s'inscrit naturellement dans cette trajectoire : « C'est une expérience de vulgarisation qui oblige à penser en termes très simples tous les concepts complexes que l'on manipule au quotidien. » Et résultat inattendu : « ma famille et mes amis ont enfin compris ce que je fais dans ma thèse. »

Vous pensez à faire une thèse ? Leurs conseils

Avant de s'engager, les deux doctorants ont un message commun : tester d'abord.

« Faire un stage en labo si possible, discuter avec des enseignants-chercheurs », dit Romain. Claudia insiste sur un facteur souvent sous-estimé : la relation avec les encadrants. « C'est probablement ce qui détermine le plus la réussite d'une thèse. Aller discuter avec d'autres doctorants pour savoir comment ça se passe vraiment, car ça varie beaucoup d'un groupe à l'autre. »

Une thèse n'est pas un chemin tracé d'avance. C'est aussi, comme le montrent Claudia et Romain, un espace pour se découvrir.

Découvrir le doctorat à Centrale Lyon

Résultats et suite du concours

Claudia et Romain n'ont pas remporté de prix lors de cette finale. Les lauréats de la soirée sont Sasha Darmon (1er prix du jury, bio-informatique), Inès Torres Auré (2e prix, géologie), Elodie Corvaisier (3e prix, sciences économiques) et Célia Lacomme (prix du public, écologie évolutive).

Ils représenteront Lyon à la finale régionale le 28 avril à Clermont-Ferrand, avant une éventuelle qualification pour la finale nationale le 28 mai à Lille.

MT180, c'est quoi ?

Ma Thèse en 180 secondes est un concours international francophone organisé en France par France Universités et le CNRS. Chaque candidat dispose de trois minutes pour présenter ses travaux de recherche à un public non spécialiste, sans jargon. La finale lyonnaise réunit chaque année une douzaine de doctorants issus des établissements de l'Université de Lyon.

Prochaines étapes : finale régionale le 28 avril à Clermont-Ferrand, finale nationale le 28 mai à Lille.

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