Mais s'arrêter à cet aspect de la vie des élèves, cela serait oublier une très grande partie de ce qui rend les années passées à l'école si inoubliables. A chaque instant du jour (et de la nuit !) le campus est en effervescence. Prenons un élève lambda, dit Deubaze, et suivons-le au cours de sa journée.
Peu de temps avant le début du premier cours, Deubaze ouvre les yeux, au son du réveil et des corbeaux qui ont élu domicile sur le toit des résidences Comparat et Paul-Emile Victor. Deux fois par semaine, une baguette fraîche livrée à domicile par l'association Bred In Bed l'attend dans la cuisine. La matinée se déroule tranquillement, la pause de 10h est l'occasion pour prendre un café ou un croissant au bar du foyer. Ce petit dej' improvisé est payable avec la carte Code Bar qui permet de s'approvisionner en sandwichs, boissons, polys, stylos, feuilles ... La carte de survie en quelque sorte !
Après le deuxième créneau de cours, retour au foyer pour 2 heures bien
animées. La file d'attente au restaurant universitaire (RU) est l'occasion de tenter un rapprochement avec des EMiens (étudiants de l'Ecole de Management de Lyon - EM Lyon - située également sur le campus d'Ecully) qui prennent le repas sur place, ou encore de tester le célèbre steack-frites-sauce-à-l'ail du vendredi. Mais le bar, tenu par un club différent chaque semaine, permet également de manger rapidement un sandwich ou un panini.
Dès midi et demi, les entrainements de sport débutent. Les équipes des différents sports se partagent le terrain, le gymnase et les diverses installations disponibles sur Ecully. Rugby, football, volley, handball,
basket, tennis, judo, danse ...et la liste ne s'arrête pas là ! Si le beau temps est au rendez vous, les enceintes installées sur le balcon diffusent de la musique, et le campus se montre ainsi sous un jour très agréable. C'est pendant ce temps également qu'ont lieu certains cours, comme les troisièmes langues (russe, chinois, italien, japonais...)
Pourtant, dès 14h, il faut vite prendre une douche (ou pas...) pour retourner en cours. Langues, TD, amphis, TP, la rengaine est la même. Parfois, au détour de la semaine, un test s'est glissé dans l'emploi du
temps. Depuis que la procédure a été revue pour s'aligner sur celle des concours, ça ne rigole plus! Il faut arriver bien en avance, présenter sa carte d'étudiant, composer sur des feuilles et des brouillons prévus à cet effet, émarger en partant. Pas question de tricher, le diplôme d'ingénieur Centralien de Lyon en perdrait de sa valeur.
Le répit vient le jeudi où l'après-midi est entièrement dédié au sport universitaire. Au fil de la journée, les équipes partent sur les terrains de la région ou bien accueillent leur adversaire dans les locaux de l'Ecole, entièrement remis à neufs en 2004.
Les moments libres en journée, comme ceux du jeudi, font également parti du privilège de l'étudiant, qui peut s'occuper de la vie quotidienne (médecin, banque...) ou encore faire des courses lorsque ce n'est pas encore la cohue du samedi. Si l'humeur est plutôt au repos, la bibliothèque offre de confortables fauteuils aux couleurs acidulées pour consulter la presse, ou des équipements multimédia pour surfer à volonté.
La pelouse du stade fait quant à elle un excellent terrain de sieste, sous réserve qu'elle soit libre et débarrassée de la boue soulevée par les crampons qui l'ont mise à mal lors du dernier match. Dès que les beaux jours arrivent, on voit fleurir sur les pelouses, sur le stade ou sur les marches du foyer des jeunes gens qui pic-niquent, lisent, bronzent, ou tout simplement discutent en refaisant le monde. Si d'aventure un affrontement sportif survient, les supporters affluent, et avec un fair-play pas toujours des plus rigoureux,s 'évertuent à crier pour encourager leur équipe.
Les autres jours de la semaine, après les cours de l'après midi, les
activités reprennent : danse, chorale, sport, cinéma, petits cours à des lycéens en difficulté... mais aussi travail. Il faut dire qu'entre les projets, les comptes rendus, les tests à réviser, on ne chôme pas autant que certains mauvais esprits voudraient le faire croire !
La journée touche rapidement à sa fin. Au moment crucial où les estomacs commencent à crier famine, plusieurs choix s'offrent à l'étudiant que nous suivons depuis son dur réveil. Si son porte monnaie est trop maigre, il lui faudra se contenter de peu, ou, du moins, de peu cher. La marque "premier prix" de la (très connue) grande surface voisine, surnommée affectueusement One, permet de rentrer dans ses frais. Pourtant, certains sont effrayés et se demandent où peut bien passer la qualité à tel prix ? Les bien dotés (et les filles) se lassent en effet plus ou moins rapidement des pâtes, nouilles, spaghettis, raviolis, et on voit fleurir salades, plats préparés ou pizza surgelées, une aubaine possible uniquement depuis que les nouveaux frigos des résidences ont des congélateurs. On assiste alors à des joutes sans fin entre défenseurs du One et partisans des grandes marques !
Le restaurant universitaire est également ouvert le soir, et fournit un repas probablement plus équilibré. Enfin, il reste bien sur d'autres alternatives : découvrir un bouchon (restaurant typique) pour les lyonnais, (re)découvrir le fast food (également très connu et voisin) pour les écullois, et, lorsque le soleil se couche tard au moi de juin, pour ceux qui ont eu la bonne idée de se procurer un barbecue, l'air du campus embaume de fumet de saucisses grillées.
Repus, les Centraliens vont réviser leurs cours de la journée pendant 2 heures, avant d'aller se coucher pour être frais et dispos le lendemain matin...
Stoooop !
Vous rêvez ou quoi ? Si on a fait 2 ou 3 ans de prépa, ce n'est pas pour continuer à suivre un rythme monacal ! Certes, s'il faut bosser, on y passera le temps qu'il faudra, mais il existe d'autres choses à faire !